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Comment réussir la migration de son site web en 4 étapes ?

    4 étapes pour réussir sa migration SEO

    Vous souhaitez refondre votre site web ? Il vous faudra alors migrer votre ancien site vers un nouveau. 

    Attention, cette opération n’est pas anodine ! Si la migration n’est pas réalisée correctement, vous risquez d’endommager votre SEO. Conséquences : une perte de trafic difficile à récupérer… et donc potentiellement une chute importante du chiffre d’affaires.

    Vous voulez réussir votre migration SEO et vous appuyer sur votre nouveau site pour atteindre vos objectifs business ? Découvrez dans cet article les grandes étapes d’une migration de site web réussie.

    Qu’est-ce qu’une migration de site web ?

    On parle de migration dès lors qu’on fait subir à un site des changements importants qui peuvent affecter le positionnement de ses pages sur les moteurs de recherche. Généralement, on réserve ce terme à la refonte d’un site.

    Les actions suivantes peuvent être considérées comme des actions de migrations :

    • Changement d’URL : raccourcir, allonger ou modifier le contenu d’URLS.
    • Fusion de contenus : réunir les contenus de plusieurs pages sur une seule.
    • Fusion de plusieurs sites : rassembler deux sites après une fusion d’entreprises, par exemple, pour en créer un unique et plus « robuste ».
    • Changement d’architecture : ajouter des catégories de produits, des rubriques, etc.
    • Évolution du design : modifier la mise en page, l’emplacement des Call to Action…
    • Changement de CMS : passer sur un autre logiciel de gestion de contenu.
    • Modification du nom de domaine (lien interne vers article changement NDD) : modifier la structure de votre URL suite à un renaming de la marque ou pour la rendre plus SEO Friendly.
    • Migration HTTP vers HTTPS : modifier le protocole pour une sécurité accrue et un meilleur référencement.
    • Changement d’hébergeur : transférer le nom de domaine chez un autre hébergeur web. 

    Pourquoi la migration de site web est-elle une opération délicate ?

    Faire migrer un site internet peut avoir des conséquences positives comme négatives sur sa visibilité dans les pages de résultats des moteurs de recherches (les SERP).

    Le risque de perdre des positions SEO

    Le référencement naturel dépend de nombreux paramètres. Ces derniers reposent majoritairement sur :

    • la structure du site internet
    • la structure du code de chaque page
    • les stratégies éditoriales et sémantiques
    • la popularité et la notoriété 
    • l’UX Design

    Découvrez deux exemples d’erreurs SEO liées à une migration de site pouvant causer une perte de position dans les SERP.

    Négliger les métadonnées…

    Les métadonnées jouent le rôle de communication entre le contenu d’un site et les moteurs de recherche. On les retrouve au niveau du code HTML. Les crawlers (robots d’indexation) explorent votre page et lui délivrent une note SEO selon la qualité des informations transmises par ses métadonnées. 

    Les balises H (<h1> ; <h2> ; <h3>…) permettent par exemple d’identifier les titres et les sous-titres. Les attributs Alt permettent de spécifier un texte pouvant s’afficher en lieu et place d’une image. Les éléments <a> permettent de notifier des hyperliens, etc.

    Exemple de risque SEO : lors de la fusion de deux pages, vous placez un titre <h1> juste après un sous-titre <h3>… La structure de votre page manquera alors de clarté pour le visiteur et pour les crawlers. Votre positionnement en pâtira.

    Oublier les facteurs SEO dans le webdesign…

    L’arborescence de votre site et son maillage interne (liens entre les pages de votre site) sont importants pour le bon crawling des spiders (autre nom des robots d’indexation). 

    Un site web bien organisé permet d’indexer de nombreuses pages, de les référencer plus rapidement et avec de meilleurs résultats. La gestion des erreurs 404, l’amélioration du temps de chargement, la maîtrise des niveaux de profondeur ou encore la création d’un fichier sitemap.xml font partie intégrante de ce pilier SEO.

    Sitemaps envoyés via la Google Search Console.

    Exemple de risque SEO : vous décidez de revoir le design de votre site internet, mais vous incorporez des images non optimisées pour le web… Vos pages mettront alors plus de temps à charger. Ce facteur risque de vous faire perdre des positions dans les SERP, et de rendre l’expérience utilisateur déplorable…

    Les principales causes d’échec d’une migration web

    Lors de la mise en place d’un site web, le webdesigner ne doit en effet jamais oublier l’expérience utilisateur. Un visiteur doit pouvoir trouver rapidement et simplement les informations qu’il est venu chercher. Le site doit ainsi allier un bon SEO et un bon UX Design (User eXperience Design) pour gagner en visibilité et mieux convertir les visiteurs en clients ! On parle alors de SXO – Search Experience Optimization… et l’oublier est une erreur dans tout projet de migration.

    Autres erreurs à ne pas commettre, au risque de manquer totalement la migration d’un site web :

    • Ne pas définir de stratégie digitale et d’objectifs clairs.
    • Manquer de ressources techniques et humaines.
    • Ne pas réaliser de tests.
    • Sous-estimer les conséquences d’un lancement prématuré.
    • Manquer de réactivité dans la résolution des problèmes.
    • Ne pas planifier. 

    Les 4 étapes-clés pour réussir sa migration de site web

    Afin d’éviter toute perte notable de référencement, les manipulations de chaque migration doivent suivre 4 étapes primordiales.

    1. Définissez la stratégie de migration

    Définissez les objectifs de la mise en place d’un nouveau site

    Pourquoi procède-t-on à une migration ? Cette première question induit des objectifs qui ne doivent pas être perdus de vue dans la constitution du projet et dans sa mise en œuvre. On n’emploiera pas les mêmes ressources humaines et matérielles pour un changement de nom de domaine que pour une refonte totale. Sondez également les attentes et les préoccupations des personnes qui pourraient être impliquées dans le projet. 

    Identifiez les risques et les opportunités SEO

    Notez les risques et internes et externes de ce projet de migration. Les risques les plus importants concernent les impacts sur le référencement naturel. Les relever permet de trouver des solutions à l’avance pour mieux rebondir. L’équipe doit également être sensibilisée aux risques SEO pour mieux les éviter. A contrario, un projet de migration peut être l’occasion d’améliorer le référencement naturel du website ; il faut donc également s’intéresser aux opportunités.

    Montez une équipe d’experts

    Une équipe doit être montée pour la migration du site internet. Chef de projet, webmaster, développeur, designer, spécialiste juridique (droit informatique, RGPD, etc.), expert SEO, rédacteur web… Il est important que les rôles soient bien définis et identifiés. Une checklist SEO et un planning prévisionnel doivent aussi être dressés.

    2. Préparez la pré-migration

    Vos objectifs sont clairs et votre équipe est constituée. Vous devez à présent préparer la migration à venir.

    Revoyez les maquettes pour anticiper des problèmes

    Les maquettes et les prototypes sont très importants pour la stratégie SEO et SXO. Le design définit la présence ou non de tel ou tel type de contenus ou de liens, ainsi que leur position sur les pages du site.

    Préparez les spécifications SEO techniques

    Les développeurs doivent connaître les spécifications SEO de la mission. Pour ce faire, le chef de projet doit clarifier les points suivants : 

    • Les titles et les métadescriptions.
      Elles doivent être lisibles, bien renseignées et contenir le mot-clef principal de la page web.
    • Les sitemaps XML.
      Ce plan du site sert à indiquer aux robots des moteurs de recherche une liste des URL à indexer.
    • Le corps de contenu des pages et les titres Hn.
      Chaque page doit bien être structurée avec un codage propre.
    • Les données structurées (Schema.org).
      Ces informations permettent aux crawlers de mieux comprendre le contenu de votre site web.
    • Le temps de chargement des pages.
      Dans l’idéal, il doit être inférieur à 3 secondes pour bien réduire le taux de rebond et éviter une dépréciation SEO.
    • Les structures des URL.
      Elles doivent être lisibles pour les internautes et contenir le mot-clef principal de la page.

    Réalisez un inventaire SEO du site pour comparaison avec la nouvelle version

    The content is king, mais encore faut-il qu’il ne soit pas chassé de son royaume. Recensez l’ensemble des contenus de votre site internet afin de ne pas en perdre un sur la route. Vous pouvez exporter la liste de vos pages et contenus médias depuis votre CMS et lister les URL avec un outil de crawl comme SEO Spider de Screaming Frog, par exemple. 

    Identifiez les pages web prioritaires

    Ce process vous sert aussi à évaluer la performance de vos contenus avant puis après la migration. Identifiez les contenus qui génèrent le plus de trafic ou qui convertissent le mieux les visiteurs. Pour cela, utilisez Google Analytics, Google Search Console, Majestic, etc. Après la migration, vous pourrez concentrer vos efforts sur ces contenus en priorité.

    Assurez-vous que le nouveau site est invisible pour les moteurs de recherche…

    …mais qu’il puisse quand même être crawlé pour les tests.

    Pour vérifier que toutes les ressources sont bien en HTTPS, par exemple, vous devrez lancer un crawl du site. Il est recommandé de le faire avant la migration, c’est-à-dire avant de faire indexer le nouveau site et de le rendre visible aux internautes.

    Pour restreindre l’accès des visiteurs et des bots des moteurs de recherches, placez momentanément un fichier robots.txt à la racine de votre site web pour empêcher l’indexation des pages de votre nouveau site. Ajoutez parallèlement une authentification HTTP qui requiert un identifiant et un mot de passer pour accéder au site.

    Nouveau call-to-action

    3. Effectuez les tests de pré-migration

    Avant de lancer la migration, testez le nouveau site sur un serveur test. Cette étape évite de régler de potentiels imprévus une fois la migration lancée, et de perdre du trafic durant ce laps de temps.

    Testez les templates

    Vérifiez que les templates sont fonctionnels et que la pagination est implémentée dans les règles de l’art. Vérifiez qu’ils interagissent bien avec leur contenu pour chaque nouvelle page donnée.

    Testez les contenus

    Toutes vos pages comportent-elles du contenu ? Les contenus s’affichent-ils correctement ? Si oui, s’affichent-ils rapidement ? Les fusions de pages respectent-elles l’ordre logique des titres <h> ? Etc.  

    Testez les liens internes

    Vérifiez que votre site ne contient pas de liens internes cassés. Le maillage interne est-il en phase avec votre stratégie SEO (par exemple en silos avec une architecture par thèmes) ?

    Testez les aspects SEO techniques

    Le SEO technique est indépendant des contenus. Lors d’une migration, il est primordial de :

    • Vérifier l’absence de duplicate content.
    • Optimiser la « crawlabilité » du site – accès robots, sitemap, etc.
    • Analyser les logs et gérer le crawl associé.
    • Maximiser les performances techniques du site – vitesse, responsive design, etc.

    Testez les redirections

    Avant de mettre en ligne le nouveau site, testez les redirections. Cette procédure sert à vérifier que chaque ancienne URL pointe bien vers chaque nouvelle URL similaire. Vous devez aussi vérifier que les redirections sont de type 301 (permanentes) et directes.

    Vérifiez que les outils analytics sont en place

    Les codes de suivi des outils d’analyse doivent être correctement implémentés pour suivre le référencement et les performances des nouvelles pages au regard des anciennes, ceci dès le début de la migration. Le tag analytics doit être identique entre le nouveau et l’ancien site pour préserver l’historique du trafic et détecter toute perte éventuelle de trafic.

    Vous souhaitez migrer vers le HTTPS ? Rendez-vous sur Admin / Paramètres de la vue et changez pour le protocole HTTPS. Google Analytics prendra alors en compte vos nouvelles visites sans perdre l’historique des visites HTTP.

    4. Lancez et pilotez le nouveau site

    Lancez le nouveau site à une date stratégique. Évitez par exemple la fin de semaine pour ne pas devoir travailler durant le weekend en cas d’éventuels problèmes de migration.

    Libérez l’accès à votre site internet

    Relevez les barrières installées lors de la phase de pré-migration. Dorénavant, les crawlers et les visiteurs devront tous avoir accès à votre nouveau site. Supprimez l’authentification HTTP et les robots.txt qui bloquaient l’accès au site à l’ensemble des spiders et des internautes. 

    Configurez la Search Console

    Si vous utilisez un nouveau nom de domaine, enregistrez-le sur la Google Search Console et sur Bing Webmaster Tools pour faciliter et accélérer l’indexation de vos pages web.

    Vérifiez que tous les contenus et les métadonnées ont été correctement migrés

    Assurez-vous que les contenus (rédactionnels, vidéos, images, etc.) ont bien migré. Assurez-vous aussi que les métadonnées (balisage Schema.org, métadescriptions, titles, etc.) sont présentes pour que votre page soit bien « comprise » par les crawlers. 

    Pilotez la performance

    Analyser les indicateurs clefs de performance (KPI) de vos pages grâce à des outils d’analyse comme Google Analytics, SEMRush, Ahrefs, etc. Surveillez l’indexation des pages, leur positionnement sur les moteurs de recherche, les impressions et les clics organiques, le temps de chargement, le taux de rebond, le taux de conversion, etc.

    Exemple de module du dashboard de SEMRush.

    Une migration SEO nécessite une préparation rigoureuse, une expertise dans de nombreux domaines du digital et une maîtrise d’outils techniques. Pour éviter de perdre un trafic important lié à une perte de positionnement sur les SERP, il peut être judicieux de faire appel à une agence SEO. 

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