Le 14 mars dernier, Google a publié une version mise à jour du fameux guide « Search Quality Evaluators Guidelines ». Lire ce document est un devoir pour tout expert SEO qui veut comprendre la vision de Google sur la qualité de vos sites, nous l’avions expliqué dans un article précédent paru en février dernier.

Alors que Fred et Phantom V viennent de chambouler les classements, et que l’on nous dit que ces mises à jour ciblaient des problèmes de qualité, que nous enseignent les nouveautés de cette version du document quant à l’évolution des sujets de préoccupation de Google à propos de la qualité de ses résultats ?

Les « news » entrent dans la catégorie la « bourse ou la vie »

Dans cette nouvelle version du document, dans de nombreux endroits apparaissent de nouvelles consignes destinées à scorer les pages d’actualités en particulier et les pages d’information en général.

Les pages parlant de sujets d’actualité rentrent dorénavant dans la catégorie YMYL (Your Money Your Life). Les sites et les pages qui abordent des sujets YMYL (comme les sites de santé, ou les sites donnant des conseils financiers) font l’objet d’une surveillance particulière : les pages de résultats doivent être expurgées de tout spam, des scams, et d’une manière générale, de pages donnant une information trompeuse ou de piètre qualité.

Deux exemples de pages de news ciblés par les nouvelles guidelines.

Les « clickbaits » sont également ciblés

Dans les guidelines apparaissent également une allusion aux « clickbaits », des pages web dont le titre ou le texte d’ancre des liens est accrocheur, mais dont le véritable contenu est de nature à décevoir l’utilisateur. Les quality raters sont invités à donner une mauvaise note de qualité à ce type de pages.

Une version en réponse à la crise des fake news

Ces changements sont une conséquence claire de la crise des fake news et des « faits alternatifs » qui a mis Google et dans l’embarras depuis quelques semaines. De nombreux articles de presse sont parus, dénonçant le fait que sur des requêtes sensibles, les premiers résultats donnés par Google (mais aussi Facebook) fournissaient des informations fausses, et même parfois choquantes.
Les sites présentant de fausses nouvelles et des faits alternatifs ont fleuri aux USA pendant la dernière campagne présidentielle. Et les medias traditionnels ont lancé des campagnes de « fact checking » pour rétablir la vérité. Google et Facebook ont lancé plusieurs initiatives ces derniers mois pour montrer qu’ils sont actifs également dans ce domaine.
Parmi ces initiatives, certaines ont été lancées en France, comme celles décrites dans cet article de la Tribune.

http://www.latribune.fr/technos-medias/internet/fake-news-facebook-et-google-lancent-de-nouveaux-outils-en-france-636552.html

Un exemple de « fake news » remontant sur une requête de Google en tête des résultats

Les « quality raters » à la rescousse

Google semble désireux de récupérer, par le biais du travail des quality raters, des données d’entrainement pour construire un nouvel algorithme (ou améliorer l’existant) capable de traiter et d’éliminer les pages de « fake news » qui remontent sur certaines requêtes sensibles. Ce point a été confirmé par un Googler, Paul Haarh.

Cela va prendre du temps. Cela signifie sans doute qu’il faut s’attendre à continuer à découvrir des pages d’information trompeuses dans les résultats de Google au cours des prochains mois. Mais c’est aussi la confirmation que Google cherche des solutions au problème… Vont-ils y parvenir ? Le problème est complexe, seul l’avenir nous le dira.

Pour en savoir plus :

Votre conception de la qualité est-elle celle de Google ?

Les guidelines :
http://static.googleusercontent.com/media/www.google.com/en//insidesearch/howsearchworks/assets/searchqualityevaluatorguidelines.pdf