On entend régulièrement les porte-parole de Google conseiller aux éditeurs de site web de produire des pages web de qualité pour bien se positionner dans Google.

Mais cette recommandation laisse de nombreux webmasters perplexes : ils ont l’impression de faire des sites web de qualité, et pourtant, leurs pages sont loin dans les classements, ou pire, sont visiblement sanctionnées par des filtres algorithmiques !

A quel point cette recommandation est-elle valide ?

Bien sûr, la « qualité » des pages n’est que l’un des nombreux critères utilisés par Google

Dans certains, les mauvais résultats obtenus avec ces pages « de qualité » s’expliquent facilement : l’algorithme de Google se base sur une multitude de critères pour réaliser ses classements, et de mauvais scores sur ces autres signaux peuvent parfaitement être à l’origine de cette sous-performance.

Par ailleurs, la « qualité » d’une page, ou de son contenu, n’est pas en soi un critère influençant la pertinence d’une page en tant que résultat sur une requête. Ce n’est donc pas un signal exploité directement dans l’algorithme. Mais les pages « de qualité » sont plus populaires, et l’algorithme de Google essaie, toutes choses étant égales par ailleurs, de classer plus haut dans les résultats les pages dont la popularité est forte. L’influence de la qualité sur les classements est réelle, mais elle est essentiellement indirecte.

Dans le même temps, la mauvaise qualité d’une page peut aussi conduire à son déclassement. Il suffit pour cela que Google considère cette page comme « polluant » son index, soit parce qu’il s’agit de spam, soit parce que la valeur ajoutée du contenu est faible. Plusieurs filtres algorithmiques (le plus connu étant Panda) peuvent provoquer un déclassement plus ou moins violent des pages de mauvaise qualité.

Mais surtout, Google a une autre définition de la qualité que vous

Si vos efforts sur la qualité ne paient pas, c’est peut-être parce que Google a une autre définition de la qualité que vous. Et cette différence de point de vue est à l’origine de méprises fréquentes chez les webmasters sur ce que Google attend.

Par exemple, pensez-vous que cette page est considérée par Google comme une page de qualité ?

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Et celle-ci ?

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Et bien, bien qu’on puisse difficilement considérer ces pages comme « sexy » ou riches en contenu, elles sont citées en exemple dans les Guidelines du Quality Evaluator de Google comme étant des pages de qualité !

Lisez les Guidelines du Quality Evaluator pour comprendre la notion de qualité chez Google

Depuis quelques mois, Google diffuse officiellement le guide remis aux équipes « d’évaluateurs de la qualité » (quality raters ou quality evaluators) qui sont chargés de faire remonter les problème de spam ou de qualité de la page de résultats sur des requêtes ciblées.

Ce guide explique de manière détaillée comment évaluer les pages web présentées dans les résultats. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on est loin des critères que les webmasters ont en tête le plus souvent.

Les critères les plus importants sont les critères EAT : « expertise », « authority », « trust ». Les deux exemples plus haut présentent des critères EAT élevés, et c’est pour cela qu’ils peuvent recevoir une note élevée de qualité. Le deuxième exemple provient du site de l’Observatoire Naval des Etats Unis. La page présente une forte note d’expertise, car elle donne l’heure officielle aux USA, une forte note d’autorité, car cette heure est fournie par l’USNO, et un forte note de confiance, parce que c’est un site de l’armée américaine.

Conclusion : avant de vous attaquer à un chantier d’amélioration de la qualité à des fins de SEO, je ne saurais trop vous recommander de lire les « guidelines du quality evalutaor »: certes c’est en anglais, c’est touffu, mais au moins, vous lancerez peut-être les bons chantiers à l’issue de cette lecture…

Pour en savoir plus, le guide « Search Quality Evaluator Guidelines »

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