Vous êtes-vous déjà posé la question du nombre de clics nécessaires à un utilisateur pour atteindre une page qui vous rapporte 10k€/mois ?

Lors du Search Y, l’événement Search Marketing du 18 janvier dernier, François Goube, fondateur de OnCrawl, propose une méthode pour mettre en corrélation les données Business avec les données SEO et ainsi répondre à ce type de question pour prendre des décisions en matière de structures et d’optimisation de site.

1 – Identifier les metrics Business qui comptent

« Le SEO n’est pas un art mais une science » Pas de place au hasard donc ! On maîtrise sa data pour prioriser les décisions.

Selon la nature du modèle économique de l’entreprise, les metrics business à bien prendre en compte vont varier. La première étape est donc de comprendre et de se focaliser sur les metrics de « croissance économique » :

  • Pour un site ecommerce
    • Panier moyen
    • Nombre de commande
    • Revenus
  • Pour un site média
    • Revenu par visite
    • Taux de fidélisation
    • Nombre de pages affichées par visite organique
    • Nombre de vidéos vues après publicité
  • Pour un site corporate
    • Nombre de contacts commerciaux

2 – Confronter vos metrics Business avec les metrics SEO

Après avoir déterminé les metrics représentatives de vos enjeux économiques, il est temps de les analyser sous un angle SEO.

Il est possible de corréler finement vos metrics Business avec vos metrics SEO.

La preuve par l’exemple : ci-dessous, la metric Business « revenus mensuels », segmentée par groupe, est corrélée avec la metric SEO « profondeur de page », i.e. le nombre de clics pour atteindre une page.

On peut en déduire que certaines pages profondes génèrent une part significative de revenus : rapprochons ces pages de la page d’accueil pour augmenter nos revenus !

Autre exemple si on met en relation la metric Business « Taux de conversion », segmentée par groupe, et la popularité interne (inrank) des pages du site. On obtient alors ce graph, que l’on peut filtrer selon un taux de conversion supérieur à 50% :

On en déduit que des pages à faible popularité génèrent plus de 50% de taux de conversion : renforçons la popularité de ces pages pour augmenter le taux de conversion !

Autant de corrélation qui permettent dans un premier temps de se focaliser sur les pages stratégiques qui convertissent.

3 – Ne supprimer pas vos pages inactives tout de suite !

Grâce à une fine analyse de vos metrics Business par rapport aux performances SEO des pages, les décisions à prendre concernant les pages inactives deviennent plus limpides : ce n’est pas parce qu’un page n’a généré que peu de trafic sur l’année qu’elle n’est pas une bonne candidate pour performer en terme de business.

Avant de prendre la décision de supprimer des pages inactives, identifiez selon vos metrics Business  si elles transforment. Le graph si-dessous permet d’avoir une visibilité sur ce type de problématique :

Maintenant que vous avez identifié les caractéristiques SEO des pages qui génèrent du business vous pouvez prédire les gains que vous apporteront les pages à optimiser : en appliquant les revenus de mes pages selon leur caractéristiques SEO, je peux prédire mon gain généré par les prochaines pages stratégiques que je vais optimiser.

Search Y – Prédire le ROI de son SEO – François Goube – OnCrawl

Retrouvez également l’ensemble des interventions de l’événement Search Y