Au cours de ces derniers jours, la communauté a été impactée par un article de The Outline concernant des liens achetés, nommés « Comment les marques s’achètent discrètement une place dans Forbes, Fast Company et HuffPost. »

Cet article relate comment des sites ou des blogs très connus qui acceptent des guest blogueurs se retrouvent trahis par ces mêmes contributeurs à cause de la cupidité de ces derniers.

En effet cette pratique, qui semble assez nouvelle, dure en fait depuis quelques années. Le principe est qu’une entreprise en recherche de notoriété, contacte un contributeur d’un site à grande autorité (ex. : HuffPost) afin que ce dernier fasse subtilement référence à la marque via un lien dans un de ses articles. Cette pratique faite à l’insu du site source est bien sûr rémunérée, les sommes pouvant aller de quelques centaines d’euros jusqu’à plusieurs milliers d’euros.

À la suite de la publication de l’article, les sites les plus touchés (Forbes, Entrepreneur, Huffington Post) par cette pratique ont déclaré que tous contributeurs susceptibles d’avoir été rémunérés verraient leurs posts immédiatement supprimés. Ces sites ayant déjà pris la décision un peu plus tôt dans l’année, de passer tous leurs liens externes en nofollow. L’attribut nofollow indique aux bots de Google à ne pas suivre un lien sur une page donnée. Ceci entraînant la non-transmission d’autorité au site cible.

De son côté, Google nous avait déjà fait savoir que ces types de liens étaient connus et de facto ignorés. Ces liens n’ont donc aucun impact sur le classement des sites concernés. Cependant voyant l’importance que prenait l’article sur les réseaux sociaux, Google, via Danny Sullivan, a tenu à s’exprimer sur ce sujet avec les tweets suivants :

Tweet_Danny_Sullyvan

Outre l’interdiction d’acheter ou de vendre des liens, revenons plus en détail sur ce qui est considéré comme un « mauvais lien » par Google.

Selon la firme de Mountain View, tous liens ayant pour but de manipuler artificiellement le ranking d’un site sont considérés comme frauduleux. Ceci inclut également toutes les pratiques visant à manipuler les liens dirigeants vers un site. On retrouve du coup dans cette catégorie :
• L’achat de lien ou la vente de lien
• L’échange de lien abusif
• Les campagnes intensives de marketing
• La création de liens automatique

Il existe des solutions afin de prévenir tout risque de pénalité manuelle, tel que :
• L’ajout de l’attribut rel= » nofollow  » (ex. : Les liens venant de site d’affiliation)
• La redirection des liens via un robot.txt, vers une page intermédiaire bloqué aux moteurs de recherche.

L’enquête d’Outline ne fait que remettre au goût du jour un thème moult fois traité et toujours aussi controversé : l’achat de lien ; malgré les recommandations de Google incitant les sites à faire du contenu de qualité afin de générer naturellement des backlinks. Cet article met toutefois en exergue les difficultés auxquelles les sites font face tels que l’acquisition de lien de bonne qualité ou même le simple fait de soigner sa notoriété. On est donc en droit de se demander si le poids de la popularité dans l’algorithme de Google n’est pas trop discriminant pour les sites les plus petits, les obligeant ainsi à des pratiques peu recommandables… À méditer !