Luxe, e-commerce et Chine

Internet serait il condamné à être une simple source dédiée à l’information « consommateur » dans le secteur du luxe ?
Selon l’étude réalisée par Forrester & Walpole auprès de 178 marques de luxe en Asie, Europe et USA, seulement 1/3 disposent d’une boutique de e-commerce.
Relais de croissance et/ou véritable outil de CRM, les marques ne semblent pas exploiter pleinement les formidables opportunités du marketing interactif relationnel.
Quels sont les freins possibles à ce développement ?
Les principales raisons sont celles :
– de trouver la bonne place dans le monde du e-commerce … porté par la recherche du meilleur prix,
– de réseaux pas assez sélectifs,
– de l’absence d’hyperspécialisation face aux grands portails de luxe
– de la difficulté d’une stratégie webmarketing adaptée (contenu, Trafic, Vente et Fidélisation)
Et dans un marché mondial sur lequel les grands cabinets (Goldman Sachs, Merrill Lynch) estiment que la croissance annuelle de la Chine dépassera les 20% et restera soutenue jusqu’en 2015 « pour devenir le plus grand marché du monde sur ce segment« , les boutiques on-line des grandes marques de luxe demeurent encore trop absentes malgré le potentiel économique et culturel.
Enfin, dans ce contexte concurrentiel, il est probable que la stratégie actuelle porte plus au développement d’un réseau physique de vente afin de développer le chiffre d’affaire et les parts de marché.
Pourtant les sites de e-commerce pourraient et devraient être perçus comme un avantage concurrentiel afin :
– d’aider les clients à gagner du temps,
– de commander des produits et services (comme le montre le succès de la vente des accessoires dans ce secteur),
– d’obtenir de l’aide en ligne,
– d’établir et d’entretenir la relation durable et profitable entre le client et la marque.
Bref, tous les avantages concurrentiels qu’un programme de marketing interactif relationnel spécialisé doit permettre de développer dès à
présent.
 
Jean-Pascal T