Les occasions pour Google de ferrailler avec les autorités locales se multiplient ces derniers temps.

Les problèmes de respect du Règlement Général sur la Protection des Données par Google, que nous avions évoqué dans un article la semaine dernière, ont donné lieu depuis à une plainte officielle déposée par 7 associations de consommateurs européennes sur les problèmes des données personnelles collectées par les fonctionnalités de localisation.

Le rapport final (en anglais) de l’organisme norvégien de protection des consommateurs peut-être consulté ici :

La Russie de son côté  menace Google d’une amende pour ne pas avoir retiré de ses pages des sites jugés illégaux par les autorités Russes. Le jugement sera rendu en décembre.

Mais ce qui inquiète plus clairement Google ces temps-ci, c’est l’entrée en vigueur de la nouvelle directive européenne sur le droit d’auteur, qui prévoit une rémunération obligatoire des sources de service d’agrégation de type Google News.

L’Espagne avait pris les devants en 2014 en votant un texte forçant des opérateurs comme Google à rémunérer les sites référencés dans Google News. Et Google avait réagi en fermant Google News en Espagne.

Google menace à présent de fermer son service dans tous les pays européens si l’article 11 de la directive sur le droit d’auteur est promulguée dans sa rédaction actuelle. C’est en tout cas ce qu’a déclaré Richard Gingras, Vice-Président de Google en charge de Google News au Guardian.

Les lobbyistes de Google mènent une campagne hyper active à Bruxelles pour faire modifier l’article 11, mais aussi l’article 13 qui lui imposerait l’obligation de rémunérer les auteurs originaux des vidéos uploadées sur Youtube.

Concernant l’article 13, Google utilise ses propres pages et services pour inciter les internautes à défendre sa vision de l’internet, en signant une pétition lancée par certains Youtubeurs 

Des popups s’affichent sur Youtube pour « informer » les internautes sur les « dangers » de l’article 13 de la directive européenne

Des popups s’affichent sur Youtube pour « informer » les internautes sur les « dangers » de l’article 13 de la directive européenne[/caption]

Rappelons que le texte en cause a été voté par le Parlement Européen en septembre dernier, et qu’il est actuellement discuté dans le cadre de la procédure de « trilogue » entre le Parlement, la Commission et le Conseil Européen, et peut donc encore être modifié.