Face au manque de données sur les usages et la notoriété des assistants vocaux et des hauts parleurs connectés en France, Search Foresight et Mymedia ont commandé une étude sur le sujet à un institut de sondages. En voici les principales conclusions…

Un sondage sur un échantillon représentatif

L’étude a été réalisée par téléphone sur un échantillon représentatif de 1013 personnes âgées de 18 ans et plus, disposant d’un accès internet, par l’institut Toluna en utilisant la méthode des quotas.

Google en tête des assistants connus avec plus de 36% de notoriété spontanée, suivi de Apple, Amazon et Microsoft.

Lorsqu’on les interroge sur les assistants vocaux, 81% des français disent en connaître au moins un. Même si SIRI reste le 1er assistant cité (top of mind de 20%), Google reprend le leadership en notoriété spontanée (28%), devant SIRI (26%), Alexa (12%) et Cortana (11%).

Notons que les français ont encore quelques difficultés à distinguer les assistants logiciels (Siri, Google, Alexa…) des équipements autonomes embarquant ces technologies (Google Home, HomePod, Echo…)
Au global, tous types d’assistants confondus, Google est l’assistant vocal dominant avec 36% de notoriété spontanée, suivi d’Apple/Siri (26%). Viennent enfin Amazon-Alexa/Echo avec 24% et Microsoft/Cortana à 11%.

Les millénials ont une bien meilleure connaissance de ces équipements que leurs aînés. C’est notamment le cas en termes de notoriété assistée avec 74% d’entre eux connaissant SIRI (Vs 46% pour l’ensemble), 70% pour Google (Vs 63% pour l’ensemble) ou encore Alexa à 46%.

1 français sur 2 utilise un assistant vocal au moins occasionnellement

Si 81% des français connaissent les assistant vocaux (dont 68% spontanément), seuls 61% de ces connaisseurs les utilisent.

Le smartphone reste le terminal le plus souvent utilisé pour l’assistance vocale à plus de 44%. Suivent ex aequo l’ordinateur (20%) et la tablette (20%) puis les récentes enceintes connectées avec 13%. Ici aussi les 18-34 ans traduisent une plus forte utilisation avec plus de 60% des requêtes effectuées sur leur smartphone, suivi de la tablette à 27%, de l’ordinateur à 25% et enfin des enceintes connectées à 21%.

En termes d’utilisation, Google domine les usages avec près de 32%, au coude à coude avec Siri/Apple à 31% puis Cortana à 21%. Alexa ne recueille ici que 6% des usages traduisant la très récente mise sur le marché français de cette technologie proposée par Amazon.

60% des utilisateurs les sollicitent souvent (19%) ou occasionnellement alors que plus de 34% ne les utilisent encore que rarement. Des requêtes simples sur Internet (86%), des demandes d’infos météo (69%), le pilotage de la musique (58%), rédiger un message (58%) ou régler une alarme (50%) dominent majoritairement parmi les usages fréquents. Les actions plus impliquantes (achats, réserver un taxi, domotique) plus confidentielles semblent nécessiter encore une phase d’apprentissage et/ou d’équipements complémentaires.

Si la praticité potentielle des assistants vocaux est reconnue, notamment en termes de gain de temps et d’aisance par rapport à une saisie clavier, les français restent encore à convaincre. Seuls 42% les jugent facilitant les actions au quotidien, 42% estiment qu’ils sont un progrès pour l’humanité et 41% encouragent leur développement. Plus étonnant, seuls 34% des personnes interrogées estiment qu’en collectant nos commandes vocales, ces assistants donnent à nos recherches des résultats plus pertinents.

En termes d’intention d’équipement, c’est d’abord le non qui l’emporte pour 57% des Français, puis l’indécision (30%). Seuls 13% des Français qui ne possèdent pas encore une enceinte connectée disent avoir l’intention de s’équiper dans l’année à venir.

Des français encore réticents à leur usage. En plein contexte RGPD, 51% des répondants pensent ne pas maîtriser l’information collectée par ces assistants vocaux et près d’un tiers craint d’avoir moins de choix de résultats proposés.

Les français sont indéniablement sensibilisés aux assistants vocaux. Ils peinent en revanche à maîtriser leur usage pour des actions concrètes et appréhendent la collecte de données à leur insu.
Seuls les plus jeunes (18-34 ans) s’affichent beaucoup plus optimistes quand 57% d’entre eux les jugent très utiles.

Retrouvez l’étude complète :