Google l’a annoncé il y’a de nombreux mois déjà (le 23 août 2016), donc peut-être avez vous oublié cette échéance : le 10 janvier 2017 (mardi prochain), en usage mobile, les pages affichant un interstitiel ou un popup intrusif perdront des places dans les classements !

Or ces “interstitiels” intrusifs sont présents sur de très nombreux sites, y compris parmi ceux les plus consultés par les internautes. Que faut-il faire pour ne pas être impacté ?

 

Que faut-il faire pour le 10 janvier ?

Seront sanctionnées les pages qui affichent un popup ou un interstitiel occupant une surface suffisante pour masquer l’information de la page appelée par la requête. Google n’a pas donné d’informations précises permettant de savoir exactement à partir de quelle taille le signal négatif était activé.

popup-seo-1popup-seo-2popup-seo-1i3

 

Ce qu’il faut faire, c’est donc :

– soit supprimer l’affichage de ces popups ou interstitiels

– soit réduire la taille des popups/interstitels de manière drastique

popup-seo-2i3

 

Attention : tous les interstitiels ne sont pas concernés

Le signal n’est activé que lorsque le popup/interstitiel est détecté en usage mobile, dans un contexte de recherche sur Google. Donc afficher ce type d’éléments sur la deuxième page vue après l’affichage d’une page d’atterrissage SEO ne pose pas de problèmes.

Par ailleurs, tous les popup/interstitiels “réglementaires” ne sont pas concernés :

– ceux qui permettent de vérifier l’accord sur les cookies, ou de vérifier l’âge de l’internaute

– ceux présents les pages d’atterrissage de sites dont le contenu n’est pas indexable, réclamant que l’internaute s’authentifie avant de continuer

– et évidemment, les interstitiels de taille réduite (mais Google n’a pas donné de taille maximale à ne pas dépasser…)

Cas particulier des interstitiels de téléchargement d’app

Les interstitiels de téléchargement d’app intrusifs posaient déjà des problèmes de compatibilité mobile : leur présence fait partie des critères qui rendent une page “not mobile friendly”, ce qui amène là aussi les pages à être moins bien classées. Google n’a pas communiqué sur ce cas,on ne sait donc pas si les interstitiels de téléchargement d’app intrusifs feront l’objet d’une double peine.

Que faire si je ne suis pas prêt le 10 janvier ?

Il y’a de fortes chances pour que le signal soit évalué lors du crawl des pages. Donc si vous êtes impactés par cette mesure, les actions correctrices produiront leurs effets après le prochain crawl de la page par Google (et certainement pas des mois après comme pour certains filtres).

Quel sera l’impact ? Les pages de résultat seront elles chamboulées ?

Difficile à dire, Google n’a pas lâché beaucoup d’informations à ce sujet. Le terme apocalyptique “Popupgeddon” est sans doute excessif, mais certains sites peuvent perdre des positions clé sur certaines requêtes, donc il ne faut pas prendre le sujet à la légère. Dans quelques jours, nous aurons une meilleure idée de l’impact.

Mais dans tous les cas, éviter les interstitiels ou les popup intrusifs est une bonne pratique pour améliorer l’expérience utilisateur. Donc, Popupgeddon ou non, pour l’expérience utilisateur, prenez des bonnes résolutions en ce début d’année, et faites la chasse aux dispositifs intrusifs…

 

A lire aussi, notre enquête de septembre 2016 : “Les sites media sont-ils prêts pour le popupgeddon ?