Google propose une nouvelle version de son moteur de recherche baptisée «Google Panda ». Objectif : améliorer la pertinence des résultats, faciliter les requêtes des internautes et écarter les contenus de piètre qualité ou redondants. Opérationnelle en France depuis le 12 août, cette mise à jour n’a pas cessé d’alimenter les conversations et les controverses.
Décryptage et analyse avec Franck Ahyi, consultant full trafic pour Synodiance.

Pourquoi Panda a t-il fait couler autant d’encre ?

Dans la mesure où Google détient une position quasi hégémonique en Europe – plus de 90% des recherches Internet – chacune de ses mises à jour est vécue comme une révolution et s’accompagne d’un gros buzz. Les sites internet dont le modèle économique est directement lié à leur trafic et à leur visibilité dans le moteur de recherche Google ont été les premiers inquiets.

Cette évolution vous surprend-elle  ?

Non. Google fait régulièrement des mises à jour, tous les 6 à 12 mois. Google Panda n’est qu’une étape parmi d’autres. Quelques mois auparavant, Google avait fait évoluer son algorithme, lui permettant d’indexer plus rapidement un plus gros volume de contenus. Panda a pour rôle de trier cette « masse » de contenus.

Avez-vous du prendre des mesures particulières face à cette évolution ?

Non, nous sommes en veille permanente sur les innovations concernant le référencement naturel. C’est aujourd’hui une discipline qui évolue très vite. De nouvelles règles sont édictées régulièrement, notre métier consiste à s’y adapter, les comprendre vite et les mettre en œuvre pour les sites dont nous avons la charge. Les règles du référencement naturel sont claires et normées. Elles s’affinent et deviennent plus précises. Mais nous trouvons toujours le moyen de suivre ces évolutions.

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Ennemi juré N°1 ?

Alors, pourquoi tant de parano ?

Les sites dont le contenu représentait une faible valeur ajoutée pour l’utilisateur constituaient la cible principale de Panda. Son ennemi juré N°1. C’est le cas notamment des comparateurs de prix qui reprennent une description formatée des produits. Dans ce cas précis, lors d’une recherche, l’internaute pouvait retrouver la même information dans les 10 premiers résultats affichés : le descriptif du produit et son prix. L’objectif de Google est de remonter des contenus différents et complémentaires dès les premiers résultats. Les sites proposant des contenus trop formatés ont souffert… Mais la pertinence des résultats et donc la qualité pour l’utilisateur est améliorée.

Panda a t-il changé la donne pour vos clients ?

Nos clients ne faisaient pas partie des sites visés. Nous n’avons pas eu d’annonceurs directement impactés par l’activation du filtre. En revanche, certains effets de bord ont émergé. Le fait d’anticiper en permanence les évolutions de Google nous permet de corriger très rapidement les effets de ce « Panda » et d’améliorer la stratégie de référencement de nos clients.

Aujourd’hui, l’annonceur peut-il gérer son référencement seul ?

Oui, s’il se donne des objectifs marketing clairs et qu’il se dote de moyens humains conséquents… Le référencement s’appuie sur trois principaux leviers : la technique, le contenu et la popularité. Notre philosophie est de travailler sur les trois, à des niveaux différents : 10% sur le premier, 30% sur le deuxième et 60% sur le troisième. Chez nous, nous appelons ça le « 10/30/60 ». Du netlinking au netliking

Du netlinking au netliking

Quelles vont être les prochaines évolutions de Google ?

Naturellement, Google va suivre la mouvance de la socialisation. Le partage sur les réseaux sociaux influera directement les résultats des recherches, probablement avec une pondération en fonction des plateformes. En revanche, on ne sait pas encore précisément comment. Donc, il ne s’agit pas de « truffer » toutes les pages d’un site avec des boutons « like » ou « +1 ». Google travaille pour l’utilisateur, pour lui faciliter ses recherches, comprendre et prendre en compte l’internaute est impératif pour l’annonceur.