5 Tendances SEO et SEA pour 2014

Nous avons animé ce 19 février 2014 la webconférence ecommerce-live > 10 tendances SEO et SEA pour 2014.
Au programme, 5 tendances de fond décryptées qui impactent à la fois le SEO et le SEA (5*2= 10) :
———————————-

1/ La notion de confiance :

Google donne de plus en plus de poids aux sites de confiance. Cette notion de confiance englobe, entre autres, l’identité des sites et des personnes qui souhaitent se positionner dans les pages de résultats de Google.

Un deal presque explicite se crée entre Google et les sites/webmasters : pour ranker, il faudra désormais montrer patte blanche et réassurer.

Eric Schmidt nous l’annonçait de manière très claire en février 2013 sur le Wall Street Journal : « Within search results, information tied to verified online profiles will be ranked higher than content without such verification, which will result in most users naturally clicking on the top (verified) results. The true cost of remaining anonymous, then, might be irrelevance. »

Cette constatation impacte le SEO et le SEA avec, entre autres, les balises rel author et rel publisher, les éléments de réassurance en SEA (seller ratings extensions, review extensions, marchands de confiance).

———————————-

2/ Le mobile :

Le mobile est le marronnier du SEO. 2014 devrait pourtant être l’année du Search Mobile. Les chiffres sont là.

Comme l’avait prédit Morgan Stanley en 2010, le mobile va surpasser le desktop en 2014. C’est déjà presque le cas chez Yahoo dixit Marissa Mayer lors du dernier forum économique de Davos.

La question n’est donc plus de savoir s’il faut faire un site mobile (si tant est que vous vous posiez encore la question) mais bien de changer radicalement de point de vue : passer de la notion de dégradabilité au mobile first !

En SEO, alors qu’il y a encore un an, le SEO Mobile et le SEO Desktop semblaient relativement liés (même résultats entre le mobile et le desktop), une scission semble désormais s’opérer avec une prise en compte par Google du caractère mobile-friendly ou non d’un site.

Google multiplie les signaux en ce sens (stats mobile dans Google Webmaster Tools, posts réguliers sur le sujet sur le webmaster central blog, sujet récurrent dans les conférences de Matt Cutts …) en commençant par ce post de juin 2013 qui pose clairement le sujet : « To improve the search experience for smartphone users and address their pain points, we plan to roll out several ranking changes in the near future that address sites that are misconfigured for smartphone users ».

Pour le SEA, les outils de pilotage mobile existent depuis bien longtemps. Ils se sont améliorés avec l’arrivée des campagnes universelles. Il reste intéressant sur ce point de tester les campagnes avec extensions d’appel permettant une facturation au CPC sur un appel. Le marché du call via le search mobile, encore embryonnaire, risque de devenir la norme dans quelques années en particulier pour les services de proximité.

———————————-

3/ Google Plus :

Certains encore sceptiques sur le sujet de Google Plus n’y verront pas une tendance de fond. Et pourtant …. Avec 300 000 000 d’utilisateurs mensuels actifs, Google Plus n’est plus à négliger. Certains experts prédisent même que Google Plus dépassera Facebook d’ici 2016 (à voir) !

En attendant, Google Plus s’inscrit pleinement dans la stratégie de Google et dans sa volonté de privilégier des signaux implicites dans son algo : historique de recherche, lieu, device, historique de recherche in-session, moment de la journée, interactions sociales …

D’un point de vue SEO, Google Plus présente plusieurs avantages (remontée des posts dans la box knowledge graph, posts se positionnant dans les pages de résultats, articles likés par vos amis remontant plus favorablement …). Starbucks et The Economist ne s’y sont pas trompés et l’admettent ici : « Starbucks & The Economist Admit To Using Google+ For SEO More Than Social ».

En SEA, vous pouvez associer automatiquement à vos annonces via l’extension social le nombre de personnes qui vous suivent (du moment où votre page a été encerclée au moins 100 fois et que vous postez régulièrement). Pour l’avoir mis en place sur plusieurs de nos clients, impact CTR et transfo garantis !

———————————-

4/ Le sémantique :

Avec la mise à jour Hummingbird, la notion de sémantique, le buzz word SEO de la fin d’année 2013, entre dans le monde du Search par la grande porte. Force est d’avouer que si nous tournons autour depuis de nombreuses années, cette notion n’impactait que peu les stratégies de search. Cela risque cependant de bien changer dans les mois à venir.

Nous assistons ainsi au glissement vers un nouveau paradigme qui est imposé par l’arrivée de nouvelles manières de rechercher, en particulier via la voix et de manière conversationnelle. Faîtes le tests sur votre app Google : demandez la météo à Paris et enchaînez de suite avec une requête sur Barcelone. Google comprendra que vous lui demander la météo à Barcelone sans lui avoir répété « météo » dans votre deuxième requête. C’est ça, entre autres, le conversationnel !

L’enjeu pour Google est ainsi d’apporter la bonne réponse sans pour autant que le mot clé requêté soit dans la page, ou inversement sans que vous requêtiez le mot clé qui sera dans la page (notamment par la mémorisation des requêtes au sein d’une même session). Cela passe par la compréhension du sens des mots (= la sémantique) et moins par un parsing bête et méchant des pages du web. Bien sûr, cette notion de sémantique est plus large et englobe les notions de liens entre thématiques associées (le knowledge graph), le regroupement de pages sur la même thématique (PR Thématique).

D’un point de vue SEO, cela impacte la manière d’écrire les contenus (moins dans la répétition et plus dans la cohérence sémantique), de les organiser (siloing thématique, cocoon sémantique), de les linker (linking entrant dans la thématique).

D’un point de vue SEA, on va voir également apparaître de plus en plus une automatisation des campagnes Adwords. DSA (Dynamic Search Ads) illustre bien ce mouvement avec des campagnes automatisées et des annonces partiellement automatisées à partir du crawl de Google.

———————————-

5/ Le local :

La géolocalisation des résultats n’est pas une nouveauté en soit, les résultats étant largement géolocalisés (à lire sur le sujet sur le site de Yooda). Ce qui va s’accentuer, c’est le lien entre le web et le local : web-to-store, mobile-to-store, expérience omnicanale. Les mots ne manquent pas pour désigner ce mouvement de fond qui est stratégique pour Google. Le marché du search se consolidera demain sur mobile et en particulier sur les requêtes de proximité (Yahoo l’a bien compris).

D’un point de vue SEO, ce lien entre la recherche et le monde physique se fait naturellement via Google Maps. C’est pourtant là que ça se complique, les services Google jouant encore au grand écart entre l’ancien Google Places (Adresses en Français) et Google+ Pro. A lire pour s’y retrouver : The Google Places vs Google+ Local Businesses confusion

Au niveau SEA, Adwords nous propose une batterie assez complète d’outils pour géocibler les internautes : ciblage par pays, par région, par département, par ville, par rayon, par point d’intérêt. Dernière nouveauté, Google Shopping Local permet de faire le trait d’union mobile-to-store avec la remontée dans Google Shopping des produits disponibles à proximité et l’indication de la distance entre vous et le produit !

———————————-
Téléchargez notre présentation ici.
Vous pouvez également simplement la consulter ci-dessous sur Slideshare et YouTube :

———————————-